
La cotisation foncière des entreprises (CFE) représente une charge fiscale incontournable pour les loueurs en meublé non professionnels (LMNP) en 2025. Très variable selon le lieu d’implantation et le volume de revenus générés, cette taxe locale s’applique dès lors que l’activité de location meublée est déclarée. Pourtant, un certain nombre de situations permet d’envisager une exonération CFE, allégeant ainsi la fiscalité locale des investisseurs immobiliers. En pleine mutation réglementaire et avec des règles plus précises, 2025 marque une étape cruciale pour ceux souhaitant optimiser leur gestion fiscale et éviter un surcoût inutile. Certains critères liés aux recettes locatives, au type de location ou encore à la première année d’activité permettent notamment de réduire ou d’exempter le paiement de cette cotisation. Il est donc essentiel de bien connaître les conditions d’exonération en vigueur, ainsi que les démarches nécessaires, pour mieux comprendre les bénéfices fiscaux LMNP et intégrer cette donnée à son calendrier fiscal 2025. Ce guide complet vous oriente à travers les subtilités de la cotisation foncière des entreprises dans le cadre spécifique de la location meublée non professionnelle, incluant aussi la partie pratique comme la déclaration et le paiement.
Comprendre la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les LMNP : principes et obligations en 2025
La cotisation foncière des entreprises (CFE) est une taxe locale qui s’applique à toutes les entreprises et activités non salariées, y compris la location meublée en tant que LMNP. Depuis la réforme de 2010, la CFE remplace l’ancienne taxe professionnelle et constitue, avec la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), la contribution économique territoriale (CET).
Pour les LMNP, cette cotisation est annuelle et se calcule sur la base de la valeur locative cadastrale des biens loués, multipliée par un taux fixé par la commune où se trouve le logement. Ce taux varie donc d’une collectivité locale à l’autre, ce qui impacte fortement le montant dû. Par exemple, Paris applique un taux nettement plus bas (environ 16,5 %) comparé à d’autres grandes villes comme Lyon ou Nice où il peut dépasser 28 %.
Il est important de souligner que la CFE concerne tous les loueurs en meublé non professionnels, qu’ils relèvent du régime micro-BIC ou du régime réel d’imposition. En effet, même si le statut LMNP conserve un caractère non professionnel, sa fiscalité impose le paiement de cette taxe. Toutefois, les LMNP soumis au régime réel peuvent déduire la CFE de leurs revenus fonciers, ce qui constitue un avantage fiscal intéressant.
En cas de possession de plusieurs biens situés dans différentes communes, la CFE est due dans chacune de celles-ci selon leurs règles de taux et bases minimales. Cette pluralité oblige une gestion rigoureuse et une déclaration attentive au sein de son calendrier fiscal 2025, en tenant compte des formalités administratives LMNP.
Les critères essentiels pour établir la CFE en 2025
- Type et usage du bien meubleé : appartements, studios, garages, locaux commerciaux associés à la location meublée.
- Surface et valeur locative cadastrale : plus la surface est importante, plus la valeur locative est élevée.
- Recettes locatives : elles servent de référence, mais sont prises avec un décalage de deux ans (ex : recettes 2023 pour la CFE 2025).
- Taux communal : fixé par le conseil municipal, variant d’une ville à l’autre.
- Base minimale : la municipalité peut appliquer un seuil minimal de cotisation, même si la valeur locative est faible.
Ce cadre réglementaire impose aux loueurs en meublé non professionnels une vigilance renforcée à chaque nouvelle année d’imposition, notamment au niveau de la déclaration et du paiement. Pour approfondir ce sujet, consultez cette ressource détaillée sur la cotisation foncière en LMNP 2025.

Les conditions d’exonération de la CFE en LMNP : qui peut en bénéficier et sous quelles modalités ?
Malgré l’obligation générale de payer la cotisation foncière des entreprises, plusieurs exonérations CFE sont prévues pour les LMNP, dont certaines sont automatiques et d’autres soumises à des critères spécifiques. La connaissance des conditions d’exonération est primordiale pour ne pas s’acquitter d’une taxe indue et pour optimiser les avantages fiscaux LMNP.
Les principales exonérations liées au seuil de recettes
La condition la plus connue d’exonération s’applique aux loueurs dont les recettes locatives annuelles ne dépassent pas 5 000 euros. Dans ce cas, le paiement de la CFE est totalement évité, ce qui représente un avantage significatif pour les petits investisseurs ou les locations occasionnelles.
Cette règle concerne le cumul des recettes issues de toutes les locations meublées non professionnelles du redevable. Si ce seuil est franchi, la CFE devient exigible, avec la base de calcul classique.
Exonérations spécifiques et locales
- Location d’une partie de la résidence principale : lorsque le logement loué meublé constitue une partie de la résidence principale du propriétaire, notamment si la location est réalisée à un loyer modéré.
- Première année d’activité LMNP : exonération totale de la CFE pour la première année, afin d’encourager les nouveaux entrants.
- Deuxième année d’activité : réduction de moitié de la base d’imposition de la CFE.
- Locations en résidences de services : c’est souvent l’exploitant qui est redevable de la CFE et non le propriétaire individuel.
- Exonérations décidées par certaines communes : certaines collectivités locales choisissent d’exonérer des biens situés en zones touristiques ou rurales, notamment les meublés de tourisme ou les gîtes ruraux – mais cette exonération est facultative et dépend du vote municipal.
Pour bien comprendre ces exceptions et leurs conditions, vous pouvez consulter ce guide sur les abattements et exonérations en LMNP pour 2025, qui précise aussi les modalités pratiques pour en bénéficier.
Les démarches administratives à respecter pour prétendre à une exonération
L’obtention d’une exonération nécessite souvent une déclaration correcte et en temps voulu auprès de l’administration fiscale. Cette formalité administrative LMNP est indispensable, notamment lors de la création de l’activité ou en cas de changement significatif.
- La déclaration initiale doit être réalisée via le formulaire 1447-C-SD, disponible sur ce lien officiel.
- Le dépôt doit intervenir dans les 15 jours suivant la première mise en location meublée.
- Toute modification dans la période d’activité ou le statut doit également être signalée dans les délais prévus par l’administration.
- Le suivi régulier des avis d’imposition permet de vérifier la prise en compte des exonérations et d’éviter un paiement erroné.
Respecter ces étapes est impératif pour enregistrer formellement son droit à exonération et éviter des majorations en cas de retard.
Calcul, déclaration et paiement de la CFE en location meublée non professionnelle : ce qu’il faut savoir pour 2025
La CFE en LMNP s’acquitte en plusieurs étapes clés qui présentent chacune leurs spécificités.
Comment calculer la CFE en LMNP ?
Le calcul repose principalement sur deux éléments : la base d’imposition et le taux communal. La base correspond à la valeur locative du bien, actualisée par les services fiscaux. Quant au taux, il diffère selon chaque commune, ce qui implique parfois une grande disparité dans le montant à régler selon le lieu du bien.
Si la valeur locative est inférieure à la base minimale imposée par la commune, le loueur doit s’acquitter du montant minimum prévu, ce qui protège les budgets municipaux tout en garantissant un minimum de recettes fiscales.
Exemple de calcul : Un LMNP à Nice déclare une valeur locative de 200 euros. La base minimale de la commune est de 700 euros, avec un taux fixé à 28,88 %. La cotisation CFE sera calculée sur la base minimale : 700 × 28,88 % = 202,16 euros.
Les étapes de déclaration
- Immatriculation obligatoire via le guichet unique dans les 15 jours après la mise en location.
- Réception et complétion du formulaire 1447-C-SD destiné à l’administration fiscale pour le calcul et la mise à jour de la cotisation.
- Création d’un espace professionnel sur le portail officiel impots.gouv.fr pour simplifier le suivi, la déclaration et le paiement.
- Transmission du formulaire rempli avant le 31 décembre de l’année de début d’activité.
Un guide pas à pas pour cette démarche est disponible ici : formulaire 1447-C-SD en LMNP.
Modalités de paiement et calendrier fiscal 2025
La CFE est exigible chaque année au plus tard le 15 décembre. Si le montant dû dépasse 3 000 euros, un acompte de 50 % doit être versé entre fin mai et mi-juin, le solde étant réglé en fin d’année. Pour les montants inférieurs, un paiement unique s’applique.
Les modalités de règlement comprennent :
- Le paiement en ligne sur le site des impôts, via un espace professionnel.
- Le prélèvement mensuel automatique pour une gestion plus étalée.
- Le prélèvement à l’échéance, selon préférence du contribuable.
L’administration rappelle l’importance de respecter cette échéance pour éviter les pénalités de retard et majorations diverses. Plus d’informations sur le paiement CFE LMNP 2025 sont disponibles ici.

Calculateur CFE LMNP 2025
Les enjeux fiscaux liés à la CFE pour les loueurs en meublé non professionnels en 2025
Pour les LMNP, la CFE représente non seulement un impôt local à gérer, mais aussi un élément clé dans la stratégie d’optimisation fiscale et de gestion budgétaire. Avec des montants variables en fonction des communes et de la valeur des biens, intégrer cette charge dans la comptabilité permet de mieux anticiper et maîtriser ses dépenses.
Outre la déductibilité possible de la CFE du revenu imposable si on opte pour le régime réel, la connaissance précise des conditions exonération CFE ouvre des possibilités d’allègement et d’allocation optimale des ressources.
Avantages fiscaux associés à la gestion de la CFE en LMNP
- Déductibilité de la CFE : Pour les LMNP soumis au régime réel, la taxe contribue à diminuer le bénéfice imposable.
- Exonérations ciblées : Elles permettent aux petits bailleurs ou aux nouveaux loueurs d’éviter une charge fiscale trop lourde.
- Adaptation régionale : La variation des taux et bases selon les municipalités offre une flexibilité pour diversifier ses investissements.
- Planification fiscale : Intégrer la CFE dans le calendrier fiscal 2025 évite les oublis et majorations.
Malgré ces avantages, la gestion de la CFE nécessite un suivi rigoureux, notamment en cas d’acquisition de nouveaux biens ou de modification du statut LMNP. Une attention particulière doit également être portée à la déclaration à effectuer, qui reste une formalité administrative LMNP incontournable chaque année.
Pour approfondir les conséquences fiscales liées à cette cotisation, vous pouvez consulter ce dossier complet sur la fiscalité de la CFE en LMNP en 2025.
Les erreurs à éviter et conseils pratiques pour gérer la CFE en LMNP
De nombreux loueurs en meublé non professionnels font face à des erreurs fréquentes quant à la prise en compte de la CFE. Ces maladresses peuvent être sources de majorations et de contentieux avec l’administration fiscale. En 2025, connaitre les bonnes pratiques s’avère crucial pour garantir conformité et sérénité.
Erreurs courantes dans la gestion de la cotisation foncière des entreprises
- Omission de déclaration initiale : Ne pas remplir le formulaire 1447-C-SD à temps peut rendre la CFE exigible sans possibilité d’exonération.
- Mauvaise estimation de la base d’imposition : Ne pas prendre en compte la valeur locative correcte ou négliger la survenue d’une base minimale de cotisation.
- Ignorer les exonérations liées aux revenus : Certains loueurs paient malgré un chiffre d’affaires inférieur à 5 000 euros, perdant ainsi un avantage fiscal.
- Confusion entre CFE et taxe d’habitation : Le locataire est redevable de la taxe d’habitation, mais le propriétaire LMNP doit payer la CFE, parfois source de malentendu.
- Retards de paiement : Ils entraînent des majorations et intérêts de retard qui peuvent s’avérer coûteux.
Pour consulter le formulaire ainsi que la procédure déclarative recommandée, accédez à ce guide complet sur la déclaration CFE LMNP 2025.
Conseils pratiques pour optimiser sa gestion fiscale et éviter les litiges
- Planifier la provision mensuelle : Répartir annuellement la charge pour mieux gérer sa trésorerie.
- Mettre à jour ses informations fiscales : Transmettre rapidement chaque changement au fisc pour qu’il ajuste la cotisation.
- Être vigilant au calendrier fiscal 2025 : Respecter les échéances pour ne pas subir de pénalités.
- Consulter un expert fiscal ou un service spécialisé LMNP : En particulier en cas de multi-propriétés ou statut complexe.
Adopter ces bonnes pratiques garantit une gestion saine et sans surprise de votre cotisation foncière des entreprises, qui reste un élément incontournable de votre fiscalité locale.

Questions fréquentes à propos de l’exonération CFE en LMNP en 2025
- Qui est exonéré de la CFE en LMNP ?
Les loueurs dont les recettes ne dépassent pas 5 000 euros annuels, les nouveaux loueurs durant leur première année et certains cas particuliers comme la location de partie de résidence principale à loyer modéré. - Dois-je déclarer la CFE chaque année ?
La déclaration initiale est obligatoire à la création ou modification de l’activité, mais le paiement et le suivi se font automatiquement chaque année sauf changement. - Puis-je déduire la CFE de mes revenus locatifs ?
Oui, si vous avez opté pour le régime réel d’imposition, la CFE est déductible, ce qui peut atténuer le coût fiscal global. - Que se passe-t-il en cas de retard de paiement ?
Des majorations de 5 à 10 % s’appliquent, avec intérêts de retard pouvant augmenter la charge initiale. - Comment gérer la CFE si j’ai plusieurs biens en location meublée ?
Chaque bien donne lieu à une déclaration distincte et le paiement se fait auprès des communes concernées selon leurs taux et bases.